Stress – Comment ça marche ? Apports de la sophrologie

Pas de panique ! Le stress est un processus naturel d’adaptation, une réaction de notre organisme à ce qu’il identifie comme une menace (physique ou psychique) et en vue de parer à cette menace.  Cependant, lorsque ladite menace est récurrente, voire permanente, ce mécanisme d’adaptation s’emballe, fatigue et affaiblit notre organisme. Mieux vaut savoir anticiper : identifier et gérer son stress. 

Avant d’en savoir plus sur le stress et les apports de la sophrologie en matière de stress (avec en prime, trois exercices pour apprendre à vous relaxer), voici un test publié en 1983 par l’équipe de Sheldon Cohen (psychologue) et très utilisé en psychologie pour évaluer le niveau de stress perçu d’un individu.

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Evaluez votre niveau de perception du stress, grâce à un test exploité en psychologie

Le Stress, qu’est-ce que c’est ?

Le stress est un processus d’adaptation

Eh oui, le stress est une réaction d’adaptation à une stimulation de l’environnement ; stimuli lui-même appelé… « stress ». Pour clarifier, nous l’appellerons ici « danger ».

Observez les animaux.

gazelles en état de stress

Réaction au danger = (entre autres) respiration qui s’accélère, tensions corporelles et selon les cas courir, courir très vite, faire le mort ou affronter… c’est à dire fuir, éviter, combattre pour – dans tous les cas – SURvivre…Vivre au-delà du danger

En d’autres termes, en réponse à un stimuli analysé comme une menace, un processus physiologique de survie se met en place permettant à l’animal de mobiliser ses ressources pour faire face au danger de manière adaptée.

Chez nous, les êtres dits « humains », c’est pareil et, à priori, c’est plutôt bien cette super dose d’énergie qui décuple nos capacités. Telle, par exemple, le trac du comédien ou ce que quiconque ressent en cas de « coup de pression » au boulot ou à la maison… vite vite, il faut être performant… ou, encore, ce mécanisme réflexe qui vient d’on ne sait où et qui nous permet d’éviter de justesse l’accident.

En somme, le stress c’est vital. Pas de quoi en faire tout un plat alors ?

Bah si quand même.

Quand le stress devient chronique

Justement parce que le stress mobilise nos ressources, lorsqu’il devient chronique, qu’il s’installe dans la durée, il les épuise à petit feu…

Stress d'une grenouille croulant sous le poids d'une charge

Bon stress, mauvais stress ?

Je ne parlerai pas ici de « bon » ou de « mauvais stress ». Il y a un et un seul « mécanisme » ou syndrome décrit par Hans Seyle (1907-1982).

Le syndrome général d’adaptation (Hans Selye)

Le syndrome général d’adaptation décrit par Hans Selye, est la réponse non-spécifique de l’organisme à pratiquement tous les agents stressants offensifs.

Dans son ensemble, le syndrome de stress, ou syndrome général d’adaptation (S.G.A.) évolue selon trois stades successifs : 1) La « réaction d’alarme » pendant laquelle les forces de défense sont mobilisées ; 2) Le « stade de résistance » qui reflète la complète adaptation à l’agent »stressant« ; 3) Le « stade d’épuisement » qui suit inexorablement pourvu que l’agent stressant soit assez puissant et agisse assez longtemps, le pouvoir d’adaptation d’un être vivant étant toujours limité » Hans SELYE, Du rêve à la découverte, Éditions de La Presse, 1973, pp. 66-68.

1. La phase d’alarme

Dans cette phase, confronté à un « danger » (physique ou psychique), l’organisme répond instantanément. Le système nerveux provoque  la libération d’hormones – adrénaline et noradrénaline -. Ce processus est responsable d’effets physiologiques que nous connaissons tous : augmentation de la vigilance (sens, concentration, mémoire…) et préparation du corps à la réaction (augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, de la températures corporelle, tensions musculaires)… Ainsi nous gérons le « danger » (fuir l’agresseur, éviter l’accident, affronter un public). Une fois « le danger » disparu, tout rentre dans l’ordre après une petite phase de régulation permettant un retour à l’équilibre.

2. La phase de résistance

Si le « danger » persiste, l’organisme résiste en déployant toutes ses ressources pour préserver un certain équilibre. Qui dit « résistance » dit consommation de ses réserves d’énergie. Physiologiquement, d’autres hormones sont libérées – les glucocorticoïdes (cortisol, cortisone et corticostérone). Celles-ci maintiennent à un niveau élevé les sources d’énergie (glucides, graisses) nécessaires aux muscles, au cœur et au cerveau. (en effet, lors de la phase d’alarme, nous avons déjà consommé bcp d’énergie… il faut donc aller puiser ailleurs. Et l’organisme, qui est une belle machine a tout prévu.). Une fois le danger évacué le corps ressent certes de la fatigue; mais après une période de repos, il retrouve son équilibre.

3. La phase d’épuisement

Le danger est permanent et durable (ou vécu comme tel).  L’organisme est alors débordé, incapable de faire face à ce danger en mode continu. Il a consommé toutes ses ressources lors des phases précédentes. Il est à sec, répond mal, devient vulnérable. Le processus s’enraye, il s’en suit des désordres métaboliques, physiologiques et psychologiques.

Qui est concerné par le stress ?

Tout le monde est  concerné par le stress.

Les agents stressants se rencontrent dans la vie quotidienne (Le travail, l’école, la vie familiale, l’argent, la maladie, le changement, les traumatismes…)

Leur intensité, comme les capacités à y faire face, sont très variable d’un individu à l’autre et – pour un même individu –  d’un moment à l’autre.

En effet, la notion de « perception » est très importante en matière de stress.

  • Un même facteur, ne sera pas perçu avec la même intensité par deux personnes différentes (par exemple, le doux bruit d’une perceuse électrique dans le bureau voisin : certains le vivent comme une véritable agression et sont contraints dans leur travail (baisse de la concentration et donc du rythme, irritabilité…) ; d’autres, semblent n’y prêter aucune attention et poursuivent leur activité normalement.
  • Un même facteur, ne sera pas perçu avec la même intensité par un même sujet à deux moments différents : je prends l’exemple d’enfants qui jouent dans le jardin (le vôtre ou celui du voisin); en temps normal, cela ne vous dérange pas. Cependant, lorsque vous sortez d’une journée de travail particulièrement éprouvante, ils vous deviennent insupportables ! Pourtant, objectivement, ce sont les mêmes enfants, les mêmes éclats de voix.

Quels sont les symptômes du stress ?

Ils peuvent être physiques, psychiques ou comportementaux.

Ils passent généralement par plusieurs phases : de la présence de vagues signaux d’alerte à celles de symptômes plus profonds, par exemple – d’un léger sentiment d’anxiété à des crises incontrôlables de colère ou de chagrin ; d’une grande fatigue au dégout de faire son travail….

Voici une liste non exhaustive des symptômes du stress

Certains paraissent bénins, c’est leur répétition, leur durée ou leur cumul qui doit vous alerter ; il en va de même de tout changement brusque d’humeur ou de comportement

  • Symptômes physiques : maux de tête et de l’estomac / douleurs musculaires / fatigue accrue / risque accru de maladies / eczéma / palpitations / constipation…
  • Symptômes comportementaux : troubles de l’alimentation, consommation accrue de substance addictogènes, troubles du sommeil / isolement, repli sur soi….
  • Symptômes cognitifs et émotionnels : Anxiété / Sensation de nœud dans le ventre / Sentiment permanent de surmenage et de tension (entravant le repos et pouvant conduire au burnout) / Irritabilité voire agressivité /Tic / Abattement (avec ou sans pleurs et pouvant conduire à la dépression) / Perte de l’estime de soi, sentiment de ne pas être à la hauteur / changement d’humeur / Isolement / Difficultés de concentration, de mémorisation ou de faire des choix

Pour aller plus loin, je vous conseille le site de L’INRS  et cette vidéo

Quels sont les apports de la sophrologie en matière de gestion du stress ?

La Sophrologie est certes, une excellente technique de relaxation, cependant, nous allons voir que ce n’est pas son seul apport en matière de gestion du stress

Relaxation

Grâce à des techniques de respiration, de relaxation de base, vous apprenez

  • à mieux vous écouter et ainsi pouvoir anticiper une montée de stress
  • à savoir vous détendre physiquement et mentalement.

Ainsi vous allez acquérir des outils qui vous permettront de désamorcer un stress, mais aussi d’évacuer la pression et les tensions accumulées pendant la semaine.

Prise de distance

Technique de pleine conscience ancrée dans l’instant présent, la pratique de la sophrologie vous aide à percevoir différemment votre environnement, à prendre le recul nécessaire pour mieux gérer l’impact émotionnel des situations, y réagir plus calmement et efficacement

Confiance en soi

Enfin, la pratique de la sophrologie permet de prendre conscience de vos propres ressources, d’apprendre à vous projeter positivement dans une situation. Au fil des séances, vous boostez votre confiance en vous pour faire face plus sereinement au situations.

Et pour en savoir plus….

Découvrez trois exercices de sophrologie

pour apprendre à vous relaxer en cas de stress

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Découvrez trois exercices de sophrologie pour apprendre à vous relaxer, par exemple en cas de stress
Stress – Comment ça marche ? Apports de la sophrologie
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